Prologue.

Prologue.
Arielle • Tom • Alice • Bill •

Aidez moi, protégez moi. Pas besoin d'aide, on est dans la merde et on s'en plaint pas. Du moins, pas pour l'instant. La réalité, c'est la pire des vies. Dans le nez, direct dans les veines, la vie est artificielle et surtout matérielle. Sous des talons hauts léopards et plusieurs manteaux de cuirs, la vie de deux demoiselles trop vite devenues adultes se chamboulera par deux êtres tellement différents.

Cette réalité là, c'est notre seul et dernier rêve..
Les promesses, personne les tient de toute façon.


Vous voulez être prévenus de la suite?............................................................................................
Dites le nous...............................................................................................................................PIX

Liste
- T0XiCiTY-x
- X-not-beautiful-life-x
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# Postato domenica 04 maggio 2008 00:21

Modificato lunedì 11 agosto 2008 23:55

Chapitre 1 / Arielle

Chapitre 1 / Arielle
Chapitre 1

Les yeux beurrés de noir s'étalant sur presque toutes mes paupières, une fine trace de crayon sous l'½il, une ombrage peu visible pour les spectateurs, mais qui pour la gérante fait TOUTE la différence, je défile sous le regards d'une centaine de personne, ou peut-être deux cents. Sincèrement, j'en ai vraiment rien à foutre. Les plis de la mini-robe bleutée battaient sur mes cuisses, de quoi à rendre une personne inconfortable. Je ne vois pas la personne qui achèterait cette robe porter ça en pleine rue, moi je trouve ça ridicule. Les bretelles se laissaient choir sur mes épaules, secouant leurs trucs brillants de tous les cotés. Ça me faisait légèrement penser à la robe de Belle, dans le film de Disney vous savez? Se comparer à une princesse, c'est parfois dur pour le moral, mais j'endosse le coup. J'avançais jusqu'au bout du podium avec des souliers peu confortables, mais extrêmement classe, comme je les aime. Comment se pourrir la vie, tout en étant confortable, ça s'est mon domaine. Et celui d'Alice, ma meilleure copine. La seule raison pourquoi je traverses cette salle remplis de gens sans conscience, c'est pour ce que j'irai chercher tout de suite après, mon oxygène, ma deuxième vie, ma raison de vivre, mon high, et peut-être bien ma mort qui sait, ma dope. Un mini sachet de plastique rempli de poudre blanche.. voilà à quoi je carbures. Pathétique, peut-être, mais tellement mieux que la réalité qui plombe sur nous comme un soleil qui ne s'éteint jamais. Il devrait se coucher, et ne plus jamais se lever celui-là. Je défiles depuis maintenant 1 an et demi, pour une agence des plus merdiques du plateau mont-royal, l'agence Dolce&Co. Aux yeux du monde entier, c'est l'une des plus reconnues du Canada, mais aux miens, c'est la pire des merdes au monde. Comment on est entrées là? La mère d'Alice. La genre de pie qui connait toute les snobs du pays et qui leur parlent de sa fille comme étant la plus parfaite. Du coup, je suis sa meilleure copine, alors j'ai pu entrée d'un seul coup. Arielle et Alice sont alors ajoutées sur la liste des top modèles féminins de la compagnie. Plus facile que ça tu meurs.

Le pire c'est que sa mère ne se doute de rien, elle croit tellement qu'Alice prospèrera dans le domaine de la mode et de la photo, c'est à en faire vomir. Pourquoi j'ai accepté cette proposition des plus nazes si je ne m'intéresse pas du tout au job? Dans ce domaine, être mince fait partie des priorités. La deuxième coté de la pièce c'est que, en prenant notre carburant, moi et Alice on devient de plus en plus parfaites à leurs yeux, et pour les nôtres, c'est parfait. Tout le monde est content. Fini le blabla, on fini le défilé. Je tourne le bout du podium, le pied droit devant le gauche, tout en fixant la petite lumière rose près du backstage où Alice fera bientôt son entrée, le sourire absent, et la conscience aussi. Elle pense à la même chose que moi, et je n'arrête plus d'y penser. Dans quelques heures de là, on sera étendues dans une ruelle près de la station papineau, chaussés de talons hauts, recouvertes de manteaux de cuirs et coiffées de bandeaux hippies et de mèches rebelles, le sourire aux lèvres, essayant de se convaincre que ça durera éternellement. Une ligne, et puis deux.. rendues à ce point là, on ne voit même plus la différence. Alice sniffe une ligne, devant moi, penchée vers le sol, une main tenant sa petite boite, l'autre qui bouche une narine, et hop.. dans le nez. Elle a reniflée avec tellement d'ardeur, c'est passé d'un seul coup. Les yeux roulés vers le haut, elle admire la lune, qui veille sur les âmes écorchées comme les nôtres. J'entends les bruits des voitures aux loin, et j'entrevois un lampadaire amoché, dont la lumière ouvre et éteint toutes les secondes. Ça me passionne. Les papillons de nuits qui volent, le clair de lune.. ahh putain ça c'est la belle vie.

# Postato domenica 04 maggio 2008 00:21

Modificato venerdì 23 maggio 2008 23:07

Chapitre 2 / Alice

Chapitre 2 / Alice
Chapitre 2

C'est maintenant au tour d'Arielle, je la regarde se pencher vers la rail blanche qui l'appelle. Elle se penche, une main pour tenir ses cheveux, et l'autre qui bouche une narine. Elle sniffe sa rail en un rien de temps. Je la regarde déposer la main qui tenait ses magnifique longs cheveux blonds vers le sol. Elle penche sa tête, s'accote sur le vieux mur de brique qui se tenait derrière elle et me regarde, me lance un mini sourire style colgate, et puis son regard se détourne et admire le ciel, la lune, les étoiles. Je dois dire que cela ne me suffit pas, ou plutôt ne nous suffit pas. J'ouvre et sort soigneusement la seringue de mon sac. Je la prends entre mes doigts, je la serre fort. Je regarde le bout qui va bientôt transpercer la peau toute pâle. Je fais juté une petite goutte de la seringue, pour voir si elle fonctionne. Elle fonctionne. Je dépose l'aiguille sur mon bras en appuyant de plus en plus fort. Je finis par faire une légère pression avec mon pousse sur le bout de la seringue, et vite c'était au tour d'Arielle. Soupir d'extase, comme c'est bon. La nuit passait très vite à nos yeux, il faisait déjà jour en un soupir. Une nuit de plus dans les rues. La classe. J'aide Arielle à se relever, je lui tends ma main et elle l'a prise sans hésiter, manquant légèrement de forces. On se dirige vers notre appartement, clé en main. Je l'insère dans la serrure et tourne lentement, juste pour entendre la vieille serrure se désenclanchée. On se dirige toutes les deux vers nos lits, qui nous appelle à bras ouverts. Arielle se lève finalement, et se dirige vers la douche; pas assez de temps pour le dodo. J'entends l'eau qui coule dans la salle de bain, on dirait d'énormes échos dans ma tête. J'enfile un slim noir avec une camisole blanche, quelques accessoires par ci par là, et je suis prête pour la journée. Prête mentalement, mais physiquement c'est autre chose. J'aperçois Arielle sortir de la douche, déjà prête. Elle porte un slim rouge, avec un chandail blanc muni d'un écriteau écrit You Can't Touch This en lettres dorées . Nous voilà en route vers le défilé, encore. Pour quelle marque aujourd'hui? Aucune idée.

Arrivées, on se fait déjà harceler ; maquillage, coiffure, habillage, etc . On me tire le bras; c'est l'habilleuse qui me déshabille, sans gène, et commence à me mettre une robe noire ridicule, avec un corset noir trop serré. On voit presque toutes mes cuisses. La poisse. Je ressemble à une prostituée avec cette simili robe. J'aperçois ma meilleure amie, elle est aussi ridicule que moi avec son bout de tissu jaune flamboyant. On se fait pousser pour aller sur la scène, accueillant non?. J'y vais en premier. Le déhanchement demandé est trop exagéré, je rie presque de ma gueule dans ma tête. Je reviens, et c'est au tour d'Arielle, qui marche moins exagérément que moi, comme d'habitude. Elle va se faire tapper sur les doigts une fois de plus, mais jamais ils la mettront dehors. Elle a trop l'attitude et la classe pour ça. Bref c'était presque la fin, les applaudissement étaient tellement forts et tellement fakes. Tout ça pour regarder des jeunes filles se défiler avec des bouts de tissu tout aussi ridicule les uns que les autres. Quel genre de monde vient dans une salle pour regarder des filles marcher? Non mais. Dernier regard vers la foule, en faite c'est le premier de la soirée. Que des snobs on dirait. Bref, le même regard s'empare de nos yeux à moi et Arielle. L'envie de sortir et prendre notre petite dose de bonheur ne se fait pas attendre. On se déshabille, se rhabille normalement, et on se ruent vers la porte de sortie. Encore une fois, main dans la main, se dirigeant vers la ruelle la plus proche, mais pas trop quand même. On s'installe tranquillement, on commence à s'impatienter. Je commence à sortir nos trucs mais cette fois, on exagère notre dose de bonheur. Exagérer, certes, mais comment bon. Je trace quatre rails pour moi, et quatre rails pour Arielle. Putain ça va être dément. Une minute après, c'était déjà disparu, il n'y avait plus aucune traces de notre bonheur en canne, ou plutôt en poudre. On lève la tête, on se regarde avec un regard de satisfaction. Arielle lève la tête vers le ciel, comme toujours, les yeux fermés, pendant que le peu attention qui me reste se dirige vers une ou deux silhouettes que j'apercevais au loin. Elles se rapprochent de nous lentement ; ça semble être deux mecs. Ils me semblent très familiers, comme un déjà-vu. Je me souviens, ils étaient là, nous regardant défiler . L'un deux ressemblait à un androgyne, et l'autre ressemble déjà plus à un mec, mais encore là...

# Postato venerdì 16 maggio 2008 11:08

Modificato venerdì 23 maggio 2008 23:08

Chapitre 3 / Arielle

Chapitre 3 / Arielle
Chapitre 3

Après ces 4 rails franchement bien méritées, j'ai levé les yeux au ciel, comme d'habitude. Comme pour que la poudre entre plus dans mon organisme en élevant la tête et en faisant entrer les rayons de lune dans mon âme. Vous savez, cette étrange sensation de penser être la seule à regarder la lune à ce moment même, bah vous savez quoi? Vous êtes jamais la seule. Vous et votre âme, ça fait déjà deux. Ma tête menaçait d'exploser d'un moment à l'autre, mais le sentiment qui se cachait sous la douleur devenait de plus en plus intense. La liberté mentale, qui vous pousse à ne plus penser. Ou presque. Une bombe me serait tomber sur la tête que je n'aurais pas réagit d'un seul poil tellement j'étais bien, dans mon monde, dans le plus petit endroit de mon cerveau, là où rien n'importe personne. Là où la seule règle est de ne pas flancher, de ne pas mourir. Les autres lois ne sont qu'éphémères. Il y avait comme une éternelle musique dans ma tête, me faisant planer tellement haut, au-dessus de tout le monde, au-dessus de tous ces étrangers qui ne sont rien pour moi, et qui le seront jamais. Tout ce qui m'importe, c'est moi, elle et notre carburant. Le temps d'un soupire, il y avait deux êtres vachement grands qui ont fait l'apparition dans mon champs de vision restreint. C'était vachement flou, et je n'arrivais même pas à déterminer leur sexe, mais ils ne semblaient pas pressés et l'un d'eux avait une énorme chevelure. J'ai détourné le regard vers Alice, qui scrutait chacun de leur mouvement avec un regard vide, mais tout de même attentionné. Ils parlaient. Fort. C'était comme trois micros réunis dans une seule oreille. Vachement pas agréable. J'ai finalement pu apercevoir un des deux visages ; Lisse, prunelles sombres et maquillés, très grand et avec des mains agrémentées de vernis. Masculin dis donc.

J'ai émis un léger rire. Comme on doit avoir l'air défoncées. Ça doit pas être beau à voir. J'ai croisé le regard du lion, celui avec les cheveux dans les airs. L'autre était trop éloigné de moi pour que je jette mon regard dessus. Il avait d'énormes yeux, tout grands ouverts; tout le contraire des miens. J'étais couverte d'une robe noire qui ne tenait pas de grand chose, mais comment jolie. Le tout avec les traditionnels talons hauts blanc. Plutôt hauts, mais loin d'être vulgaire. Un léger fil de soie doré formait une boucle au milieu de ma robe, seulement pour faire beau. Et ça marchait. Ma frange recouvrait une bonne partie de mon front, le reste des cheveux légèrement ondulés. Génial. Il m'a regardé le temps de 5 secondes maximum, le temps que je fasses des yeux qui veulent dire je n'ai besoin de rien et j'essaie de cacher que je suis défoncée, puis j'ai fais un semblant de sourire. Au fond, je me foutais complètement de ce que ces deux types là faisaient là, en ce moment, tout ce que je voulais c'était la tranquillité et le droit de rêver. J'entendais leurs pas qui s'éloignaient et leur silhouette disparaitre dans la nuit. Un dernier regard vers ces deux inconnus, et puis c'est le rêve qui réapparait. On devrait partir, ça fait plus de 40 heures que l'on a pas fermés l'½il. J'ai pas la force d'Hercule pour me relever, mais elle vient pratiquement toute seule, comme par magie. Peut-être que c'est la lune qui a pitié de mon âme écorchée, et qui m'aide à me relever, comme pour me dire prends toi en main. Désolée madame la lune, mais c'est pas ce soir que ma vie va prendre un tournant décisif. Laissez-moi rêver. Je prends Alice par les deux mains, et on marche vers l'appartement, main dans la main.. l'esprit ailleurs. L'esprit dans un monde moins pourri que celui là, croyez-moi.


# Postato venerdì 23 maggio 2008 22:45

Modificato lunedì 26 maggio 2008 19:52

Chapitre 4 / Alice

Chapitre 4 / Alice
Chapitre 4

Déjà arrivées à l'appartement, il fallait se préparer pour se diriger vers notre boulot, puisque nous avions un show le soir même. L'une va manger, et l'autre va se maquiller pour ne pas que la fatigue paraisse dans nos visages, due à une autre soirée mal foutue. Quelque temps après, elles étaient déjà en route vers leur boulot de merde. Génial. Encore une fois, main dans la main, un café dans l'autre. Et oui, elles ont besoin d'arrêter régulièrement au Starbucks du coin pour s'acheter un café mocka crème fouettée pour se remettre de leur soirée, et pour avoir assez de force pour cette journée qui s'annonçait déjà mal partie. Déjà le pied par terre dans le hall d'entrée, dix personnes s'étaient lancées sur chacune d'elles. Et nous voilà repartie pour des heures de souffrance, mais surtout d'emmerdement profond. Ma mère nous expliquait le déroulement de la soirée. Comme si on ne le savait pas. Je n'écoutais pas de toute façon, mais j'allais être présente. Après le show, on ne pourras même pas s'enfuir de cet endroit ; pas de dose de bonheur avant au moins 6 heures. On est obligées d'assister à la soirée qui suit le défilé. Bordel, par moment, je voudrais faire disparaître ma mère. Arielle me rejoint, et je dois avouer que je me retiens pour ne pas éclater de rire. Non mais c'est l'ensemble la plus ridicule que j'ai vue depuis l'ensemble horrible que j'ai du porter une fois auparavant. Elle a l'air d'une pelure d'orange déroulée en spirale. Un morceau de tissu orange, qui l'enroule le long du corps. Bref, c'est bien beau rigoler, mais ici, ce n'est pas l'endroit pour. Le défilé commence dans 2 minutes. La main de ma mère se pose sur le dos d'Arielle, qui la pousse pour la faire parader sur scène. Elle fait quelques poses et commence à faire demi-tour. C'est à ce moment que je m'avance pour commencer à me déhancher. Faire plaisir à la foule, la joie. Je regarde un peu partout, comme si j'étais perdue, et mon regard se pose sur deux mecs qui me disaient quelque chose. C'était flou dans ma tête, mais je devine après quelques secondes que ce sont ceux qu'on a croisés dans la ruelle l'autre soir. Je perds équilibre mais je me reprends juste à temps. Putain de souliers à la con. Je me retourne, et vois le regard noir de ma mère à travers les rideaux. Elle n'était vachement pas contente. Je vais m'assoir et attend que le reste du défilé passe. Je sais qu'Arielle a un deuxième ensemble à présenter mais je n'ai pas la tête à aller la regarder. Une éternité plus tard, Arielle me souffle au visage pour que je me réveille. Je m'étais assoupie. Elle me tire la main car nous devions se préparer pour la petite soirée qui se passait après le défilé. On enfile quelque trucs classes, et nous voilà prêtes. Prête pour quoi au faite?

Entrées dans la salle, il y avait tout plein de monde. Trop de monde. C'était étouffant. J'ai senti la main d'Arielle serrer la mienne avec une pression presque anormale. Je l'ai regardé, et j'ai tout de suite compris. Moi aussi je voulais quitter cet endroit et aller dans notre ruelle pour nous libérer de tout. Je lui est renvoyé le regard, lui disant qu'il n'y avait plus que quelques heures à attendre. Le manque la rongeait toujours plus que moi. Je n'ai aucune idée de ce que nous faisions ici, à ce moment précis. Nous étions comme des poupées qui se font trimbalées partout, sans pouvoir broncher. Pendant un long moment, moi et Arielle avions un martini à la main, souriant comme si tout allait bien, quand je revis les deux mecs de tout à l'heure. J'ai tout de suite fait signe à Arielle, qui n'avait rien vu. Elle les a regardé un court moment, puis a détourné le regard, sourire mesquin aux lèvres. Les approcher? Nah, ce serait trop facile. De toute façon, ils sont pas si bien foutus que ça. On se jette un regard, et on déambule en direction des deux personnages qui nous ont vues, défoncées, dans une ruelle non loin d'ici. Juste pour voir s'ils nous reconnaissent.

# Postato venerdì 23 maggio 2008 22:58

Modificato mercoledì 18 giugno 2008 21:46